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LE POSSIBLE ROLE DE LA
PSYCHOSOCIOLOGIE
La psychosociologie est un formidable
outil d'analyse de notre humanité. Elle englobe la sociologie, la psychologie,
l'anthropologie et la philosophie pour former un cadre de réflexion et
d'analyse quant aux mécanismes qui régissent nos sociétés à l'échelle de notre
humanité. Toute étude se fonde d'abord sur le conditionnement historique,
social, économique, politique et culturel d'une société, quelle que soit sa
taille et son importance. Devant tant de paramètres, il est souvent difficile de
faire une synthèse objective des courants qui animent nos sociétés. Pourtant, la
connaissance et la compréhension des mécanismes qui régissent l'homme,
l'individu, permettent de mieux saisir les courants qui poussent l'humain à
définir la société dans laquelle il vit.
Au travers de cette présentation,
peut-être devrions-nous comprendre que développer une pensée objective
représente un élément clé pour observer l'être humain. Un des composants de
l'homme qui prête à controverse depuis des siècles et qui continue à faire débat
est son âme. On confond d'ailleurs assez aisément l'âme avec l'esprit qui est
associé aux fonctions cognitives du cerveau, l'intelligence, la pensée, le
mental. Dans l'Alchimie, l'âme est décrite symboliquement comme un œuf. C'est
certainement, parce l'âme induit une perception sensible de notre univers
entraînant la gestation d'idées devant prendre corps dans la réflexion. Cette
réflexion est elle-même prorogée dans l'agir par l'ensemble des hommes
pensants.
On peut alors s'interroger sur ce
processus de fécondation d'idées et d'actions en revenant au concept de l'œuf et
de la poule. Il ne s'agit pas de déterminer où cela commence et où cela fini
mais ce qui pousse la nature humaine à créer cette dynamique pour concevoir une
évolution significative de son humanité.
Considérons d'abord l'homme comme
principal composant de cette humanité : Mammifère, homo-érectus, homo-sapiens,
il représente le maillon le plus évolué de la création terrestre. Cet élément
central de l'humanité se distingue de l'animal par une fonction singulière,
celle de concevoir le temps, l'espace et la matière.
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Le temps : Intrinsèquement notre "
sapiens " peut mesurer le temps sur l'échelle de sa vie et celle de ses
actes.
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L'espace : Il investit l'espace pour
affirmer sa suprématie sur mère nature. Il bâtit des structures sociales, il
organise des systèmes, il les détruit pour exorciser sa peur de
l'inconnu.
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La matière : De sa rencontre avec la
tutelle nourricière de sa génitrice, il conçoit la matière comme l'élément
primordial de sa sécurité individuelle. Il la thésaurise pour en faire une
arme de pouvoir et de reconnaissance sociale.
Ces trois composantes de l'humanité constituent les
particularités de l'archétype humain et trouvent leurs analogies dans l'ordre
des trois dimensions individuelles: "Être, faire et avoir".
À ce stade, nous pouvons considérer que le développement de
l'humanité s'est fait par l'une ou l'autre de ces composants mais rarement dans
l'ordre et l'unité de ces trois valeurs. En effet, depuis l'aube des temps,
beaucoup d'individus ont considéré que "l'avoir" et le "faire" était la
condition sine qua non de la matérialisation de leur état "d'être". On pourrait
même pousser le vice jusqu'à dire que "l'avoir" s'est substitué par "le savoir"
au détriment de la véritable connaissance, celle de soi-même, celle du "connaît
toi toi-même" des gnostiques grecs.
Or, il s'avère que depuis l'aube de l'humanité, certains
individus ont considéré que la véritable évolution de l'homme résidait dans
cette unité de la manifestation de "l'être" dans l'accomplissement du "faire"
par la connaissance. Cette découverte initiatique a constitué dès lors le secret
de l'accomplissement humain. Cet amour de la sagesse authentique a poussé les
philosophes à concevoir d'autres chemins d'existence de la pensée par la
constitution d'une tradition que l'on pourrait qualifier d'humaniste dans le
sens où elle place l'homme au centre de sa création, de ses interrogations, bref
au centre de lui-même. Le plus remarquable, c'est qu'au travers de cette quête
existentielle, nombre d'entre eux, au travers des âges et des cultures, ont
laissé des témoignages concordants sur la nature même de l'existence humaine, de
son essence, par une alchimie subtile de sa substance où l'être est à la fois
le tout et le rien, l'objet et le sujet de sa réalité pour
concevoir en finalité qu'il n'est qu'un lien unissant macrocosme et microcosme.
Voilà peut-être l'origine du problème de l'humain qui sacralise sa position
centrale pour découvrir en finalité la vacuité de son pouvoir.
Peut-être pourrait-on affirmé que le seul bien secret de
l'humanité est le libre-arbitre de son devenir dans la mesure où celui-ci est
capable de faire des choix, non avec lui-même mais avec ce qui le dépasse, avec
le plus grand que lui, avec ce tout qui l'effraie et dont il veut percer les
mystères.
Il se trouve alors que l'émergence de ce concept d'unité, c'est
établi au sein de notre boîte crânienne par l'entremise de nos trois cerveaux:
Reptilien, limbique et néocortex. Ces trois éléments concomitants de la pensée
humaine ont contribué à l'émergence d'une faculté étonnante de l'esprit humain:
la conscience.
Cette "conscience" au stade subjectif que l'on pourrait nommer
"la morale", représente le pire tourment de l'espèce humaine tout en s'avérant
être le reflet de notre pensée dualiste. Elle agit de façon séquentielle
cherchant obstinément à combler le vide intérieur de nos réflexions. Or, c'est
justement par l'entremise de ce vide que se constitue l'unité de l'homme
universel: la conscience objective du "tout" où nous ne sommes alors que l'objet
d'une dimension supérieure qui nous englobe.
Qu'adviendra-t-il de notre humanité le jour où elle accédera à
l'unité et la concorde universelle par la conscience du tout? Entre nous, sans
concevoir qu'elle le peut, pouvons-nous poser la véritable question: Le
veut-elle ?
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